A propos du coton,ce que les gens ne en Ouz savent pas c'est :- tout d'abord, les agriculteurs sont obligés de cultivés du coton sur leurs terres si les autorités administratives désignent leurs terres pour en produire. On leur fournit "gratuitement" les semences et les intrants (pesticides et herbicides) et on leur impose des quotas à atteindre.- Ensuite ils doivent atteindre ses quotas sans quoi ils doivent payer des amendes.- Surtout, ils vendent leur tonne de coton à une entreprise désignée qui décide du prix de la vente et déduit de ce prix le coût des semences et intrants.- le fermier se retrouve avec un revenu très très faible voir un revenu qui ne lui permet pas de subsister.Enfin, pour arriver à atteindre les quotas, toute la famille, y compris les enfants vont aux champs pendant 3 mois pour ramasser le coton, ratant les cours et autres emplois.Le travail est extrêmement pénible (la plante du coton pique).Autant dire que la culture du coton (en plus des ravages écologiques) laisse à désirer sur le plan social et humain.
samedi 8 novembre 2008
C'est coton le coton
lundi 11 août 2008
Histoires d'eau
24H apres l'orage, Tsetserleg, Mongolie
En Mongolie, l'eau est plutot rare. Certaines yourtes se trouvent pres des rivieres, d'autres sont a 1 voire plusieurs km du point d'eau. Le reapprovisionnement se fait alors a pied, a cheval, en moto ou en voiture. Autant dire que l'eau n'est pas gaspillee. Nous avons fait comme tout le monde (a la difference pres que nous utilisons un filtre), et rempli nos outres dans des rivieres, des trous d'eau (grosses flaques, petit trou d'eau dans le lit d'une riviere assechee...), ou a des sources. Tous ces points d'eau sont partages avec les troupeaux (qui ne se privent pas de patauger). Les mongols font reposer l'eau quand elle n'est pas tres claire, puis la font bouillir. On a donc pris soin d'eviter de la souiller (bassine afin de ne pas verser de savon, ni de saletes directement dans l'eau). L'eau est le plus souvent potable, bien qu'un membre de peace corp nous ait informes qu'il existait une pollution au mercure de certains cours d'eau(exploitation de mines).
A Tsetserleg, Mongolie, coupure d'eau depuis plusieurs semaines (pour cause de travaux apparemment). Notre guesthouse fait venir un camion citerne tous les 2 jours pour remplir le reservoir. Les habitants, eux, font la queue dans la rue avec des seaux lorsque le camion charge de les reapprovisionner arrive.
Dans les villages Mongols, pas d'eau courante, mais un puit communal. Une personne est chargee de remplir les seaux, bidons, barils et autres, et de faire payer l'eau (attention aux horaires et jour de fermeture).
Toilettes communales, Dzamaar, Mongolie
En Russie, nous avons continue a nous approvisionner dans les rivieres, aupres desquelles nous campions presque chaque soir. Puis, nous avons commence a reperer des puits, disposes regulierement le long des rues (c'est plus facile a filtrer). Nous avons egalement demande de l'eau a des habitants (dans certaines villages, pas de puit dans la rue, mais un puit dans chaque jardin). On a eu droit au pompage manuel, mais aussi au pompage electrique (on appuie et ca coule, facile).
Depuis l'altai, on trouve un systeme d'evier avec un bac au dessus, qui fait office de reservoir, et un seau dessous pour l'ecoulement. Tres pratique pour se laver les mains au restaurant, et les dents dans les maisons.
Pour la douche, c'est la cabane au fond du jardin. Une entree, puis une petite piece calfeutree au plafond bas, avec un banc pour s'asseoir. On peut faire chauffer de l'eau grace au poel, puis on melange de l'eau froide du puit avec cette eau bouillante dans une bassine prevue pour cet usage. La piece etant isolee, elle se transforme en sauna. Decrassage garanti!.
Toilettes a gauche, salle de bain a droite
L'approvisionnement en eau a donc ete facile dans l'altai jusqu'au jour ou, nous etant arretes dans un village comme a notre habitude(une 100aine de km avant la frontiere russe, region plate avec des champs a perte de vue) , nous n'avons pas pu remplir notre outre. Les pompes ne fonctionnent pas, un habitant nous dit qu'il n'y a pas d'eau dans le village. Bizarre???!!! Village suivant, on retente (pas le choix, on n'a pas assez d'eau pour faire cuire les pates). On repart avec un melange d'eau et de sable. Pas fameux.
Nous arrivons dans le 1er village apres la frontiere, au Nord du kazaksthan, toujours pas de puit en vue. Serguei, qui nous accueille, nous apprend que les puits sont a sec, et que cet ete, il n'a plut qu'une fois. (Il est originaire de ce village et nous explique qu'il y a une trentaine d'annee, le puit etait plein) . Le village est maintenant approvisionne en eau (payante) par train. Il y a de l'eau pas tres loin du village (d'apres ce qu'on a compris, une riviere), mais comme la region est encerclee par des mines (or, et autres minerais) les cours d'eau sont pollues et l'eau ne peut pas etre utilisee. Du coup, pour lui-meme comme pour la majorite des habitants ruraux rencontres, plus d'eau signifie: (dixit serguei)
-Pas d'eau, donc peu d'herbe, donc peu de lait (creme, beurre, fromage) -Pas d'eau donc pas de legumes, pas de fruits, et surtout pas de pommes de terre (alors qu'une grande partie de la nourriture est cultivee dans le jardin) -Quand il n'y aura plus du tout d'eau, et bien il faudra prendre le train et partir.
24H plus tard, nous arrivons a Almaty, eau courante, chasse d'eau, douche illimitee, fontaines dans les parcs. Une ville verte au milieu du desert. Enfin, dans le centre... A 10 km de la, dans la banlieue, on retrouve le puit et les toilettes seches au fond du jardin.
Amalty
jeudi 29 mai 2008
OZD: objectif zero dechets (*)
voila ou finit une partie des dechets dans les campagnes...
- l'eau: A l'excpetion des villes principales, pas d'eau courante. Il nous faut donc transporter plusieurs litres. Pour limiter l'achat des bouteilles (et la dependance vis-a-vis des magasins eventuels), on a un filtre katadyn combi et trois pochettes de 10 litres ortlieb qu'on peut remplir au puit des villages, dans les flaques ou les rivieres (et c'est meme plus economique).
operation toilette
Constatant que la majorite des dechets sur les bords de route sont des bouteilles en plastique ou verre, on s'est interdit la vodka le midi!! On prefere s'imbiber de the (Seb a meme tenu 8 jours sans Coca!). Enfin, pour economiser l'eau, precieuse dans les regions semi arides (bcp de cours d'eau etaient a sec lors de notre passage), on a choisi le gant de toilette et la bassine (au grand dam de Seb au depart). Moins d'eau utilisee, c'est aussi moins d'eau a transporter - les sources d'energie: Pour le combustible, on n'est pas encore au point: le rechaud devrait fonctionner avec l'essence prise a la pompe, mais ici elle est tres sale et l'encrasse instantanement. Avec le gaz on s'en sort pas si mal, car on a trouve des aliments a cuisson rapide. En ce qui concerne les lampes, appareil photo et GPS: accu AA pour tout le monde, recharges avec un chargeur solaire Silva I. En ce moment, compte tenu du soleil, ca fonctionne super bien. On va voir en hiver. Et pour la lampe, le cadeau de Marc est encore plus performant: la lampe sans pile (avec dynamo manuelle et capacite de stockage): on n'utilise que cela. Bien qu'on n'ai pas prevu de rouler de nuit, on a des lampes reelight SL 120 sur nos velos. De jour on est plus visible, et on n'a plus besoin de penser a mettre nos lampes si la nuit arrive. Enfin, et surtout, pour les transports, et puisqu'on a le temps (sacre luxe), on a prohibe tout transport aerien, pour preferer d'abord le velo (ah, vous n'etiez pas au courant??), puis le train (Valence - UB quand meme), puis le bus (Bulgan - UB)
- Enfin, en vrac
- sacs en tissu: l'arme fatale d'Huguette (utiles autant pour eviter les sacs plastiques que pour des question d'hygiene). On ne coure plus apres les sacs qui se dechirent toujours trop facilement pour emballer la popottem les habits salles, les serviettes de toilettes, la nourriture, la pharmacie, etc...
- serviettes hygieniques lavables (pour mademoiselle)
- achter local: en cette persiode d'orgie de fraises et de cerise (profitez en bande de veinard), Anne se contente de carottes (les fruits sous cellophane ne sont pas allechants) et on attend la periode des baies sauvages promise pour fin juin.
- les grosses quantites; puisqu'on mange de toutes facons la meme chose tous les jours, autant acheter en gros paquets (moins d'emballage): on a trouve des paquets de 3 kg de pates.
Enfin, pour conclure,on n'est niu des extremistes, ni des modeles sur le sujet (on se lache aussi sur les canettes de Coca, les oranges quand on est malade et les biscuits suremballes, mais le moins possible). Ce sont juste des petites choses quer l'on met en oeuvre et que nous souhaitons partager.
Resultats: nos dechets pour 10 jours
(*): OZD est aussi, et surtout, le nom d'une association grenobloise
vendredi 30 novembre 2007
A fond, à fond...
J'ai ouvert un nouveau blog!
Communautaire cette fois-ci. Pour démocratiser autant que possible une pratique vélo - ski rando - écolo qui me plait bien. Plein d'autres personnes sont dans le coup, ont déjà pratiqué ou sont bien motivées.
mercredi 7 novembre 2007
Coup de pouce pour un coup de pédale
Après avoir testé les cyclopolitains de Grenoble, mère et fille ont testé le dernier rickshaw existant à Grenoble (Vélo Transport Grenoble). Foi de Malissardoise, l'experience a été validée et ne demande qu'à être renouvelée avec ce cycliste sympatique et peu commun à Grenoble (si peu commun qu'il est unique!).mardi 6 novembre 2007
Ne bougez plus!
Activités sportives : Éviter les sports extérieurs et privilégier, à l’intérieur des locaux, les exercices physiques d’intensité moyenne ou faible.