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samedi 16 août 2008

Dina et Vera, une drole de paire

Quelle drole de paire que Dina et Vera. Fille et mere qui ne se ressemblent pas, elles partagent une joie de vivre et une foi evangeliste inebranlable face a une vie qui ne les epargne guere. A 23 ans, Dina fait des menages dans une banque locale alors que Vera a en charge le nettoyage de la place du marche. Toutes les deux vivent surtout de leur jardin, immense, qui en plus des fruits et legumes habituels, est compose d'une tres grande quantite de framboisiers, et de qq vaches et cochons. Peut etre le statut d'ancien militaire de leur mari et pere (en ex-RDA) aide-t-il aussi. En tout cas, celui ci semble gravement malade et passe sa journee dans l'une des 2 pieces de la minuscule maison qui reste dans la penombre. L'autre piece, plus eclairee, fait office de chambre - cuisine - salle a manger. Avant de se marier, Vera naviga sur de nombreuses mers et oceans proche de la Russie a bord d'un chalutier. Des 'missions' de plusieurs mois l'ont conduit au Japon, a Vancouver... drole de contraste avec Soloniechnoye...

lundi 11 août 2008

Histoires d'eau

Manger des pates cuites (crues, ca me tente pas), savonnage des habits histoire qu'ils retrouvent leur couleur initiale (ou presque, mais ne pas trop frotter, sinon ca fait des taches de propre), seances de lutte contre les carries, un petit decrassage des mains de temps en temps, boire, lavage de la popotte, decrassage total ou partiel regulier quand meme. Choisissez l'ordre, chacun ses priorites. Ca parait si evident, et pourtant... Depuis Oulan-Bator, jusqu'a Almaty (3 mois), nous n'avons eu acces a l'eau courante que 3 fois. A Tsetserleg, au fairfield, guesthouse geree par des anglais (douche et eau chaude grace a un generateur electrique individuel par douche), chez Nicolai dans l'altai (il s'est bricole un robinet dans sa cuisine), et a Rubstovsk, derniere ville avant le Kazakhstan (lavabo dans la chambre, mais uniquement de l'eau froide).
1H apres l'orage, Tstserleg, Mongolie

24H apres l'orage, Tsetserleg, Mongolie

En Mongolie, l'eau est plutot rare. Certaines yourtes se trouvent pres des rivieres, d'autres sont a 1 voire plusieurs km du point d'eau. Le reapprovisionnement se fait alors a pied, a cheval, en moto ou en voiture. Autant dire que l'eau n'est pas gaspillee. Nous avons fait comme tout le monde (a la difference pres que nous utilisons un filtre), et rempli nos outres dans des rivieres, des trous d'eau (grosses flaques, petit trou d'eau dans le lit d'une riviere assechee...), ou a des sources. Tous ces points d'eau sont partages avec les troupeaux (qui ne se privent pas de patauger). Les mongols font reposer l'eau quand elle n'est pas tres claire, puis la font bouillir. On a donc pris soin d'eviter de la souiller (bassine afin de ne pas verser de savon, ni de saletes directement dans l'eau). L'eau est le plus souvent potable, bien qu'un membre de peace corp nous ait informes qu'il existait une pollution au mercure de certains cours d'eau(exploitation de mines).

A Tsetserleg, Mongolie, coupure d'eau depuis plusieurs semaines (pour cause de travaux apparemment). Notre guesthouse fait venir un camion citerne tous les 2 jours pour remplir le reservoir. Les habitants, eux, font la queue dans la rue avec des seaux lorsque le camion charge de les reapprovisionner arrive.

Dans les villages Mongols, pas d'eau courante, mais un puit communal. Une personne est chargee de remplir les seaux, bidons, barils et autres, et de faire payer l'eau (attention aux horaires et jour de fermeture).

Dzamaar, fermeture du puit le mardi
Pour les toilettes, evidemment pas de chasse d'eau. Dans les villages, c'est 2 planches et un trou dans une cabane, pour le quartier ou la maison. Dans la campagne, un coin est designe, souvent en contrebas de maniere a ne pas etre vu depuis la yourte. Cet endroit sert egalement a entreposer les dechets (composes chez certaines familles uniquement d'os).

Toilettes communales, Dzamaar, Mongolie

En Russie, nous avons continue a nous approvisionner dans les rivieres, aupres desquelles nous campions presque chaque soir. Puis, nous avons commence a reperer des puits, disposes regulierement le long des rues (c'est plus facile a filtrer). Nous avons egalement demande de l'eau a des habitants (dans certaines villages, pas de puit dans la rue, mais un puit dans chaque jardin). On a eu droit au pompage manuel, mais aussi au pompage electrique (on appuie et ca coule, facile).

Depuis l'altai, on trouve un systeme d'evier avec un bac au dessus, qui fait office de reservoir, et un seau dessous pour l'ecoulement. Tres pratique pour se laver les mains au restaurant, et les dents dans les maisons. Pour la douche, c'est la cabane au fond du jardin. Une entree, puis une petite piece calfeutree au plafond bas, avec un banc pour s'asseoir. On peut faire chauffer de l'eau grace au poel, puis on melange de l'eau froide du puit avec cette eau bouillante dans une bassine prevue pour cet usage. La piece etant isolee, elle se transforme en sauna. Decrassage garanti!.

Toilettes a gauche, salle de bain a droite

L'approvisionnement en eau a donc ete facile dans l'altai jusqu'au jour ou, nous etant arretes dans un village comme a notre habitude(une 100aine de km avant la frontiere russe, region plate avec des champs a perte de vue) , nous n'avons pas pu remplir notre outre. Les pompes ne fonctionnent pas, un habitant nous dit qu'il n'y a pas d'eau dans le village. Bizarre???!!! Village suivant, on retente (pas le choix, on n'a pas assez d'eau pour faire cuire les pates). On repart avec un melange d'eau et de sable. Pas fameux.

Nous arrivons dans le 1er village apres la frontiere, au Nord du kazaksthan, toujours pas de puit en vue. Serguei, qui nous accueille, nous apprend que les puits sont a sec, et que cet ete, il n'a plut qu'une fois. (Il est originaire de ce village et nous explique qu'il y a une trentaine d'annee, le puit etait plein) . Le village est maintenant approvisionne en eau (payante) par train. Il y a de l'eau pas tres loin du village (d'apres ce qu'on a compris, une riviere), mais comme la region est encerclee par des mines (or, et autres minerais) les cours d'eau sont pollues et l'eau ne peut pas etre utilisee. Du coup, pour lui-meme comme pour la majorite des habitants ruraux rencontres, plus d'eau signifie: (dixit serguei)

-Pas d'eau, donc peu d'herbe, donc peu de lait (creme, beurre, fromage) -Pas d'eau donc pas de legumes, pas de fruits, et surtout pas de pommes de terre (alors qu'une grande partie de la nourriture est cultivee dans le jardin) -Quand il n'y aura plus du tout d'eau, et bien il faudra prendre le train et partir.

24H plus tard, nous arrivons a Almaty, eau courante, chasse d'eau, douche illimitee, fontaines dans les parcs. Une ville verte au milieu du desert. Enfin, dans le centre... A 10 km de la, dans la banlieue, on retrouve le puit et les toilettes seches au fond du jardin.

Amalty

lundi 4 août 2008

Andrei et son jardin...

A force d'etre accueilli par de nombreuses personnes, on s'est dit qu'on avait en main de l'or. Mais de l'or tout simple, tout naturel: une galerie de portrait de gens normaux et extraordinaires, simples et chaleureux qui nous ont tendu la main sans contre partie que notre presence, notre sourire et l'odeur de nos chaussettes.
Cette galerie unique nous semble finalement representative de notre voyage: des gens, des rencontres et pleins de questions qu'on pose ou ne pose pas et de reponses qu'on a ou n'a pas.
Le premier portrait de cette galerie est celui d'Andrei...
A Inia (иня), il n'y a pas beaucoup de travail. Et c'est bien le probleme d'Andrei qui a 31 ans vit chez ses parents avec son frere de 33 ans et sa soeur Sveta de 15 ans. Sans travail ne veut pas dire sans occupation puisqu'il s'occupe du jardin avec sa mere Tania, et etait en train de construire un garage lors de notre passage. Tomates, betteraves, oignons, concombres, pommes de terre bien sur... ainsi qu'une vache laitiere, voila de quoi nourir la famille. Vivant en republique d'Altai (autonome dans la federation de Russie), la langue parlee a la maison est un melande de Russe et de la langue local d'Altai. Cette seconde langue qu'il a apprise a l'ecole est parlee par 30 % de la population de la republique. On sent d'ailleurs chez Andrei une certaine fierte dans cette difference linguistique.

vendredi 1 août 2008

Bivouacs

Apres plus de 50 nuits sous la tente, il fallait bien feter ca... Alors a vous de suivre pas a pas les endroits ou on a bivouaque... Просмотреть увеличенную карту

mercredi 30 juillet 2008

Rubstovck, une ville qui vous veut du bien...

Arriver dans une grande ville n'a rien d'une sinecure, et c'est pour cela, entre autres, qu'on a evite Barnaul et Bisk. Banlieues interminables et traffic dense ne sont pas les amis des cyclistes et Rubstovsk nous sert bien pour cela: c'est finalement pas si grand. Mais par contre, pas de touristes, alors pour la procedure d'enregistrement, c'est un peu sport. Apres un premier hotel (rue Lenine, grandeur sovietique decrepie, accueil glacial.... un vrai hotel quoi!!!) ou notre nationalite nous fait essuyer un refus categorique (depuis quand des sales capitalo dormiraient ici...), on tombe sur un 2nd ou l'hotesse d'accueil, tres patiente vu mon niveau de russe, nous explique qu'en theorie il faut 2 jours pour avoir l'authorisation de la police pour pouvoir nous heberger (on est si crade???). Donc direction la dite police, ou grace au concours de plusieurs personnes toutes aussi sympas les unes que les autres (dans un poste de police russe, si si!!), on double tout le monde et on a l'autorisation... de retourner d'ou on vient. Pas de tampon, mais le droit de prendre une chambre dans cet hotel, qui va immediatement... remvoyer nos passeports pour se faire tamponner...
Bravo la productivite pour un maudit tampon inutile!
Ca prend bien 2h ces conneries, puis fin d'apres midi tranquille..
Le lendemain, tout derape. Un tour au marche ou en 2 temps 3 mouvements Anne se fait donner par une commercante des legumes... Paris, Paris, faut avouer que notre capitale donne le tournis a beaucoup de monde...
La carte postale de la Tour Eiffel leur a fait sacrement plaisir!!
arrrrrggggg... c'est seb qui jubile au marche!!!
Et puis c'est au tour du cafe internet ou les prix vont decroissant au fur et a mesure qu'on y va: 50 roubles pour 1h15 la premiere fois, 60 pour 2h15 puis gratuit pour 1h30...
Seb qui drague dans les cafes a machines a sous....
Alors faut donner du sien (mais c'est comme ca que mon niveau de russe progresse), mais qu'est ce qu'on se marre avec ces gens qui n'en reviennent pas qu'on puisse partir 1 an, en velo et volontairement sans etre paye... Et ca se termine par le cafe "Vitali" ou Vitali, justement, armenien (mais faut pas le dire trop fort) et ses collegues nous accueil chaleureusement, le patron nous payant la glace que je m'appretais a prendre, les clients nous offrant biere et maquillage (si si)... enfin a nous donner envie de rester...
Et comme des cons, on est parti....

Altai II, le retour

Dans la federation de Russie, il ya a 2 Altai. Le premier (la republique d'Altai) est tres montagneux - pls sommets a plus de 4000 m-, tres vert et avec des temperatures clementes. Le second (region d'Altai) est beaucoup plus russifie, plus valonne que montagneux et il ya fait une temperature de fou en ete (au dela de 40 au soleil, et entre 30 et 35 a l'ombre, sauf qu'il n'y a pas d'ombre sur les routes...).
Pochta Rossii (la poste Russe), partout, jusque dans les plus petits villages...
Au lieu de sortir du premier par Gorno Altaisk, la capitale, on prefere prendre par lOuest (la France est a l'Ouest finalement...). Ust kan ouis Yakonur ou une derniere fois la republique nous accueille cheleureusement. Demandant ou trouver un puit, on se retrouve dans une yourte "sedentaire" du village, accueillis par Ekaterina, pour partager le the et le gouter. Et on repartira avec du pain et un tel morceau de fromage qu'il nous en reste un mois apres... Et surtout avec une reponse a notre question: ces yourtes solides sont les quartiers d'ete des -on suppose- anciens nomades. Une belle facon de s'accomoder de la sedentarisation forcee de lUnion sovietique en conservant les traditions ancestrales de nomadisme.
Yourte solide et champ de patates... un classique en republique d'Altai
L'accueil, c'est aussi le sourire au coin d'un col bien raide. En route pour le marriage de la demoiselle avec les couettes, ce groupe n'hesite pas a prendre un peu de retard pour la photo...
un magasin, une vendeuse qui tape sur les alcooliques qui nous emmerdent, et un boulier pour compter combien nous coute notre borsh en liophilise!!!
Renforces par cette pause, nous pouvons maintenant passer du cote "region de l'Altai" ou nous sommes frappes par la fievre des temperatures. Fini de rouler aux heures de bureau, c'est plutot quand vous etes au fitness ou au pastis - quoique le pastis de 6h00 du mat, faut voir- qu'on roule. Et aux heures les plus chaudes de la journee, repos a l'ombre... de ce qu'on trouve. Et on trouve Dina et Vera qui nous invitent pour une plongee dans une maison evangeliste (on croit).
Dina, Vera, les patates et les famboises (a vous de dire qui est qui...)
Inattendu et un poil derangeant, elles nous gratifient cependant d'un bel accueil qui efface leur proselytisme. Baignade, cueillette de framboise (mmmmm!!!), sieste pour Anne, nous voila requinques pour reprendre notre route jusqu'a la nuit. Mais il faut avouer que decouper en 2 notre journee de velo n'est pas notre tasse de the, et parfois, a la faveur de nuages ou de pluie fine, on peut continuer notre route.
Une affaire de religion: la version russe des Ovoo mongol (pres des cols et des sources)...
et une eglise orthodoxe
Mais la pluie n'est pas toujours fine... Croyant avoir affaire a un petit orage habituel, nous essuyons le 17 juillet une rincee comme jamais. Trempes jusqu'aux os, c'est finalement Nikolai qui nous etend sur son fil a linge, nous preferant chez lui que sur la place du village qui nous tendait les bras. Et il faut avouer que sa salle de bains / sauna et son goulash - boulgour nous a remis d'aplomb pour... notre meilleur nuit depuis des lustres dans de vrais lits!!
Nikolai, chef cuisto et docteur es sauna!
On ne nous y reprendra plus: les jours suivants, nous nous ruons sur nos vestes et surchaussures a la premiere goutte!
Premier interview en Russe svp, et une photo promise dans le journal local
On sent que la fin de la Russie approchem les restaurants deviennent presque frequents (mais les protions toujours aussi maigrichonnes pour nos estomacs de cyclistes) et que Rubstovck va enfin se presenter a nous. Sans attendre des miracles de cette ville frontiere qu'on craint tres sovietique, il nous faut passer une nuit a l'hotel pour pouvoir s'enregistrer (se faire tamponner notre carte d'immigration) permettant un passage de frontiere sans encombre. C'est une procedure tres simple dans toutes les villes un poil touristique...
Sauf qu'a Rubstovsk, a ce moment la, il y avait 2 touristes.... des francais... a velo... qui baragouinent quelques mots de russe...

...qui baragouinent quelques mots de russe... mais jamais sans mon dico!!

lundi 28 juillet 2008

A nous les grandes steppes de Russie

... sauf qu'on ne passe pas la frontiere a velo. A la frontiere geographique de la Russie, les douaniers nous disent que les 20 km jusqu'aux douanes doivent etre fait en voiture...
Nous avons de la chance: un camion vide nous suivait a moins de 5 min. Ni une ni deux, on embarque pour nos premiers km de goudron en descente (de 2484 m a 2100 m). Une fois les formalites douanieres terminees (notre chauffeur improvise nous a bien pris en charge), on charge nos velos (nouvel echange pour reprendre nos montures respectives) pour 100 m et le premier magasin ou on se rue sur les concombres (a part des oignons, on n'a trouve ni fruit ni legume a Tsaganuur). Premier bivouac et premier reveil a la russe: une jeep de militaires debarque a 8h pour un controle de papiers.
Bien content de parler qq mots de russe! On file vers Kosh-Agash (50 km selon les militaires), premiere "vraie" ville en republique d'Altai. Sur la route, on se fait rattraper par Beat, suisse bloque a la frontiere fermee pour 2 jours pour des conges non identifies! Entre nuees et orage, il mene le train jusqu'a notre salade tomates concombres (un grand classique des anciens pays communistes) tant attendue depuis plusieurs semaines.
4 juillet, jour de fete: la salade tomate concombre s'impose!
Courses, cartes detaillees, recherche infructueuse de connexion internet, coups de telephone...
Un peu de verdure, ca fait du bien!!
Jolie bebete...
nous voila prets a repartir pour plusieurs jours. Le lendemain, apres qq km encore arides, on rentre dans une vallee de plus en plus verte qui nous amenera jusqu'a Ongudai en 6 jours: forets, rivieres, herbe verte et montagnes enneigees pour certaines (depassant 4000 m), une deuxieme Suisse comme nous l'a dit Andrei, notre hote d'Inia (ca me facilite la vie pour les blagues douteuses: inia que des gens gentils ici, inia plus de pain par contre...) sur les bords de la grande riviere mal nommee la tchouia!!
Un Tchouia d'eau...
Andrei et Seb tout content des deux assiettes de soupe...
Demandant l'autorisation de camper a cote de chez eux, on se retrouve a planter la tente dans leur jardin et autour d'une bonne soupe dans leur cuisine.
bien a l'abri dans leur jardin
L'occasion d'en apprendre un peu plus sur la republique d'Altai et sa langue, parlee chez notre hote autant que le russe. Quant a leur jardin, il nous a laisse une sacree impression: bcp de pommes de terre, des oignons, betteraves, tomates, une vache, un veau et... onze petits cochonous! De quoi etre autosuffisant une grande partie de l'annee, comme doivent l'etre beaucoup de leurs compatriotes dans les campagnes, a la vue des nombreux champs / jardins cultives que l'on croise.
Des patates....
... et encore des patates...
Arrives a Ongudai, nous quittons la route qui traverse la republique d'Altai de part en part pour prendre des chemins de traverse qui nous meneront jusqu'au Kazakhstan.

Pas facile d'obtenir une ligne internationale (Ongudai - 10.07)

vendredi 16 mai 2008

Page pratique lac Baikal

Debut Mai, il ne faut pas compter sur un bateau pour traverser la lac, il est gele en parti.
La route entre Irkoutsk et Oulan-Oude n'est pas l'ideal pour les cyclistes qui pedalent pour le plaisir, trop de voitures et de camions, surtout au debut. Certains camions ont une forte odeur de gaz, c'est la meme odeur que lorsque le rechaud met du temps a s'allumer. L'option mixte train et velo est a retenir. La petite route qui va vers le lac, a partir de Bolchaya Retchka est magnifique, et tres tranquille. Les gens sont egalement tres sympas dans les petits villages mal desservis. Pour prendre le train: les horaires des trains grandes lignes sont cales sur l'heure de moscou, l'heure affichee sur la pendule dans la gare est egalement l'heure de moscou (5H de moins que l'heure d'Irkoutsk). Les trains courtes distances ne s'appelent pas des trains mais des electrichkas (sortes de RER). Certaines villes ont un nom different de celui inscrit sur notre carte. Entre Irkoutsk et Oulan-Oude, on a repere 2 changements: babouchkin est devenu missova et kamiensk est devenu tim louis . C'est une information qui aide pour acheter un billet de train! Arret de plusieurs heures a la frontiere russe. Pour acheter a manger, il faut sortir de la gare et aller sur la droite. Il y a un petit magasin. (Plutot que de saliver en voyant les mongols arriver avec leurs courses).

jeudi 15 mai 2008

oulan oude, ou l'on doute...

de nos capacites en russe, mais pas de notre inattention... Apres une journee de village en village aux fenetres decorees de belle maniere et aux habitants terriblement plus souriant que les jours precedents, nous voici de retour en ville, a Oulan Oude.
Objectif, cette fois, prendre le train pour la Mongolie. Alors je m'y colle studieusement et avec mon mini dico qui ne me quitte plus.
Assez facilement, on se retrouve avec 2 billets pour Oulan Baator le lendemain matin. Hotel - Restau - Hotel. Et au lit!
Reveil en sursaut a 8h00 (la nuit porte conseil): je comprend enfin ce qui est ecrit sur le billet: On a rate le train comme des boulets inattentifs!!! (toutes les infos etaient ecrites sur le billet). Je saute a la gare. Guichet 3, puis service center... en 30 minutes, l'affaire est pliee et les billets sont echanges pour le train suivant. Ouf... je peux faire baisser la pression, la cocotte minute etait bouillante....
13h00, on plie le dernier velo et on embarque pour 1 jour 1 nuit d'ambiance bien moins feutree qu'a l'aller... Dans qq heures, Anne teste son mongol..

mercredi 14 mai 2008

Fete nationale sur une departementale

Et bah pour nous, pas de grasse mat... Faut dire que le train de 7h20 ne nous attendra pas.
Bon aujourd'hui, jour de 9 mai, on y va... Ou on sait pas, car apres 30 min a la gare,on n'a pas reussi a savoir si on pouvait s'arreter a la gare de notre souhait... mais on y va...
Le long du lac, le voyage est absolument splendide... et quand on quitte le lac, et bah on tombe sur notre micro gare. Inespere!

meme pas de quai pour nous accueilir... tant pis!

Ce 9 mai, jour de celebration nationale de la fin de la 2e guerre mondiale (41-45 ici, car les Russes sont rentres plus tard dans celle-ci), tout le monde se reunit pour des celebrations melant les discours des veterans, des femmes, des enfants, ..., le tout dans un relan sovietique assez comique s'il n'etait nauseabond. Mais les homains restent humains: une fois la fete finie (depose de ballons gonflables sur les monuments commemoratifs), les jeunes - et moins jeunes - se jetent sur ceux-ci pour se servir gaiement: C'est gratuit, ya qu'a se servir!!

Les ballons, le monument... les enfants me sont pas loin

Et pour nous, une bien bonne journee a longer le lac, du saumon fume a faire palir le grand pere de Pelle (me comprenne qui peut) et un bivouac a 52deg08'635'' N, 106deg18'537'' (je m'amuse comme un fou avec votre GPS, les gars et les filles!!!).
Tiens, question subsidiaire pour les memes: comment determiner l'epaisseur de glace du lac baikal pour s'assurer qu'on peut faire passer un kamaz de 30 T de novembre a mars (UT? XR? CF??)

l'eloge de la lenteur

mardi 13 mai 2008

"c'est le 8 mai, dire que ceux qui font une grasse mat dorment encore", Anne, 16h38 pour nous!

38 km, voila l'objectif... enfin sur la carte (52 au decompte ultime). Tout sauf plat, mais au final, quelle delectation de se retrouver au bord du lac pour un bivouac / feu de camp avec un coucher puis lever de soleil... fort agreable!

lundi 12 mai 2008

La neige marche!!!

La neige marche, comme disent les Russes. La neige marche. Premier jour a velo, et premier retard. Prevue pour demarrer a 9h00, notre journee de velo ne commence pas avant 9h30 (normal). Un saut au cafe Internet pour regler qq details pour notre visa russe (il nous faudra en fait en reprendre 1 a Oulan Baator, car bien qu'on aie paye au prix fort un visa prive double entree, on nous a fournit un visa d'affaire (on a l'air de business man and woman?) 3 mois simple entree!), et il est 10h00 et... il commence a NEIGER gros comme le poing avec un vent siberien!
Qu'est ce qu'on fait?
Vite fait bien fait, retour a l'auberge. The chaud pour Anne, et je file a la gare pour prendre les horaires de train, histoire d'avoir un plan B, au cas ou... Le temps de rentrer, et le soleil revient. Zou, on repart! On y croit!Un repas de Mampchka dans le ventre nous donne la force d'avaler la dizaine de km pour sortir de la ville sans encombre.
10 de plus et finalement le combat de nos poumons contre leurs gaz d'echappement devient bien moins drole. Premier ville, premiere gare, derniers tours de roue: les etapes de transition, c'est pas pour le premier jour... Ce soir on dort pres du lac, a Sludianka...

Gde gastinitsa?

La question se repete inlassablement. A 21h00, plus question de tergiverser dans le vent siberien, il nous faut l'info tout de suite. Un hotel improbable, blotti dans un quartier insoupsconnable, nous ouvre ses portes pour une nuit bien meritee...




















Toilettes version grand large :-)

lundi 5 mai 2008

7 jours 6 nuits...

Woufff.... Une semaine, si vite si lent... Sept jours, et presque autant de nuits dans le train... enfin dans les trains. Entre Valence et ses lattes decollees, Paris et sa Shab lessivee, Cologne et sa provodnista mal lunee, Moscou et ses poupees endimanchees et Irkoustk et son quai bien glace, cette semaine a finalement ete rythmee par les arrets en gare et n`a finalement pas ete si difficile que ca a supporter. Deux jours vite avales entre la France et Moscou (avec un compartiment pour deux personnes, c`est plus facile pour ranger notre tonne d`affaires). Bon, meme si l`accueil en gare de Cologne a ete... comment dire... glacial. Avec notre tete de visages pales a velo, notre provodnista (hotesse en charge du wagon) nous a sorti un niet (le premier d`une longue serie...) du genre... vous ne montez pas... Billets sortis, on a finalement pu monter (plus ou moins precipitamment car le train semblait... presse). Ensuite, Moscou par jour de 1er mai. Une experience, meme si la place rouge etait bloquee pendant que le cortege defilait sur les autres rues... Et ensuite, c`est parti pour l`aventure... Pas si aventure que ca d`ailleurs - meme s`il m`a fallu un peu de perseverance pour comprendre que le train partait (deja), a quel quai (ensuite) et a quelle heure (enfin), car malgre la proposition d`aide de notre hote, on a voulu faire les grands a traverser Moscou en velo et prendre le train seul...
Au final, ce furent 3 jours 4 nuits de train, entre chaleur tropicale du debut (enfin, tropicalement Russe) et vent glacial ensuite... pour preuve...
il neige
Des 3 jours, 2 furent seuls dans notre compartiment, alors que le dernier a ete partage avec 2 jeunes (4 personnes et 2 velos, l`encombrement etait maximal....). Cela dit, ca m`a permis de mettre en application le peu de russe que je connais... ya du boulot, mais je progresse. Au final, parmi les bonnes surprises nous dirions:
  • Pas mal de paysages traverses (des fois de la foret, des fois des bois, des fois des clairieres entourees de bois, et parfois des arbres...)
  • l`occasion de parler russe avec des gens ne parlant QUE russe (pas le choix, camarade)
  • manger des crepes a la confiture de lait sur le quai

Et pour les mauvaises, on peut dire

  • oubliez les repas a prendre en option: la ration quotidienne, c`est un petit dej reduit (genre confiture sans pain), et un dejeuner un peu redondant (ouais, le plat, ca allait, mais la salade avec un bout de concombre, 3 grain de mais, 3 petis pois et une demi tranche de tomate sans sauce tous les jours... ). Et pas de repas du soir... En meme temps, on n`a pas une activite physique debordante...
  • le combat de tous les jours pour arracher un sourire a notre provodnista (qui a finalement reussi le dernier jour...). On s`habituera a ca
  • la douche siberienne: 30 degres dedans, et 3 deg sur le quai, en tong et T shirt (la faineantise de remonter chercher la veste n`a tenu qu`une fois...)

jeudi 1 mai 2008

moscou premiere

finalement, une capitale comme une autre... avec des claviers qui merdent.... place rouge, kremlin... et ce soir yaroslaski boksal pour 3.5 jours de train.... A l`est, plein de nouveau....