jeudi 29 mai 2008

OZD: objectif zero dechets (*)

Habitues que nous sommes a avoir les infrastructures de retraitement (plus ou moins) des dechets, on s'est vite rendu compte ici que ce n'etait pas forcement le cas. Le lecteur attentif que tu es sait qu'en France, notre lombricompost marche a fond, mais ici, on reflechit a d'autes moyens pour limiter notre impact (la remorque de Seb est a volume limitee, tout comme ses cuisses ...) et on ne veut pas laisser nos dechets n'importe ou.

voila ou finit une partie des dechets dans les campagnes...

  1. l'eau: A l'excpetion des villes principales, pas d'eau courante. Il nous faut donc transporter plusieurs litres. Pour limiter l'achat des bouteilles (et la dependance vis-a-vis des magasins eventuels), on a un filtre katadyn combi et trois pochettes de 10 litres ortlieb qu'on peut remplir au puit des villages, dans les flaques ou les rivieres (et c'est meme plus economique).

    operation toilette
    Constatant que la majorite des dechets sur les bords de route sont des bouteilles en plastique ou verre, on s'est interdit la vodka le midi!! On prefere s'imbiber de the (Seb a meme tenu 8 jours sans Coca!). Enfin, pour economiser l'eau, precieuse dans les regions semi arides (bcp de cours d'eau etaient a sec lors de notre passage), on a choisi le gant de toilette et la bassine (au grand dam de Seb au depart). Moins d'eau utilisee, c'est aussi moins d'eau a transporter

  2. pas d'eau courante, donc lattrines communales et approvionnement au puit a Dzamaar
  3. les sources d'energie: Pour le combustible, on n'est pas encore au point: le rechaud devrait fonctionner avec l'essence prise a la pompe, mais ici elle est tres sale et l'encrasse instantanement. Avec le gaz on s'en sort pas si mal, car on a trouve des aliments a cuisson rapide. En ce qui concerne les lampes, appareil photo et GPS: accu AA pour tout le monde, recharges avec un chargeur solaire Silva I. En ce moment, compte tenu du soleil, ca fonctionne super bien. On va voir en hiver. Et pour la lampe, le cadeau de Marc est encore plus performant: la lampe sans pile (avec dynamo manuelle et capacite de stockage): on n'utilise que cela. Bien qu'on n'ai pas prevu de rouler de nuit, on a des lampes reelight SL 120 sur nos velos. De jour on est plus visible, et on n'a plus besoin de penser a mettre nos lampes si la nuit arrive. Enfin, et surtout, pour les transports, et puisqu'on a le temps (sacre luxe), on a prohibe tout transport aerien, pour preferer d'abord le velo (ah, vous n'etiez pas au courant??), puis le train (Valence - UB quand meme), puis le bus (Bulgan - UB)
  4. Enfin, en vrac
  • sacs en tissu: l'arme fatale d'Huguette (utiles autant pour eviter les sacs plastiques que pour des question d'hygiene). On ne coure plus apres les sacs qui se dechirent toujours trop facilement pour emballer la popottem les habits salles, les serviettes de toilettes, la nourriture, la pharmacie, etc...
  • serviettes hygieniques lavables (pour mademoiselle)
  • achter local: en cette persiode d'orgie de fraises et de cerise (profitez en bande de veinard), Anne se contente de carottes (les fruits sous cellophane ne sont pas allechants) et on attend la periode des baies sauvages promise pour fin juin.
  • les grosses quantites; puisqu'on mange de toutes facons la meme chose tous les jours, autant acheter en gros paquets (moins d'emballage): on a trouve des paquets de 3 kg de pates.

Enfin, pour conclure,on n'est niu des extremistes, ni des modeles sur le sujet (on se lache aussi sur les canettes de Coca, les oranges quand on est malade et les biscuits suremballes, mais le moins possible). Ce sont juste des petites choses quer l'on met en oeuvre et que nous souhaitons partager.

Resultats: nos dechets pour 10 jours

(*): OZD est aussi, et surtout, le nom d'une association grenobloise

Tout tout tout, vous trouverez tout sur le marche

Des gros, des beaux, des p'tits, des laids... Rien n'echappe a cet immense fatras de tout et de rien. Rien ni personne (et surtout pas moi) n'echappe a ce magnetisme mercantile et consumeriste teinte de cette violente poesie de l'amoncellement. Quelle affreuse beaute que l'etalage de ces centaines de culottes, de sandales, de velos et de machines a laver. Quel kitch charmant que l'empilement de vestes, nappes cirees, selles de cheval et derailleurs. Au final, je suis sorti de ce black market labyrinthique avec une roue de velo (ce pouquoi j'etais venu), mais j'aurais pu revenir avec tant d'autres choses...

mercredi 28 mai 2008

Meme plus peur...

A la demande generale, la preuve que Anne mate tous les mechants clebards qui traine trop pret de nous...

Bon, sans rire, l'heure que Anne a passe chez son dresseur, en plus des discussions que nous avons eu ici, nous ont donne les cles pour s'en sortir sans probleme:
  • descendre de velo quand un excite vient vers nous (ca l'arrete generalement illico)
  • prendre un caillou (ou faire semblant) et lui jeter dessus: Ca les fait decamper.

A voir si tout cela marche avec les loups....

lundi 26 mai 2008

Et le 9eme jour, Dieu crea la douche

Et le 10eme, il a oublie le petit dej, mais heureusement, il y avait les oat meal de secours de Ben et Celine (produit de l'annee, elu par un panel representatif de 2 consommateurs). Et il fallait bien ca pour avaler les 24 derniers km, vitesse moyenne de 5 km heure.



















Le resume de ces dix jours: du vent, une tempete de sable, du vent, une tempete avec de la pluie, du vent, des montages de tente les midis pour pouvoir allumer le rechaud a l'abri du vent, du vent, une flaque, du vent, une riviere l'avant-dernier jour (pompage de 4 litres d'eau... et Dieu crea la douche).

















Ca demarre d'Oulan Baator samedi 17 mai, par 20 km de ville. Meme pas dur avec notre chargement pour 5 jours d'autonomie. Premier embranchement, premier coup de vent. Ah, tout le monde evite soigneusement la route (en travaux) pour couper a travers la pampa (c'est une habitude a prendre, choisir son chemin, quelque soit la route tracee). Croyant retrouver le goudron qq km plus loin, on le retrouvera... en 2013, quand la route sera finie!

Les 3 premiers jours sont rythmes par les restau du midi (surprise toujours renouvelee de decouvrir la realite de ce que l'on a commande), le vent violent plus ou moins accompagne de sable, les plaines desertiques et les pistes defoncees.

Le reconfort du midi...


















Nous, version bandit de grand chemin pour se proteger des tempetes de sable

En quittant la route du millenaire, on perd les restau et les qq voitures, et on gagne les montees et les rencontres. En 6 jours, on ne traverse que 3 petits villages, l'un, Dzamar, nous offrant un repas imprevu a la cantine de l'ecole et une soiree avec son unique prof d'anglais, un autre nous proposant une nuit au bord de LA riviere. L'absence de village n'empeche cependant pas d'etre arrete de nombreuses fois par les automobilites ou motards par curiosite. Meme chose pour les bivouacs, meme les plus isoles: on a toujours une visite. Et la encore, une habitude a prendre: puisque lq trqdition en Mongolie n'est pas de frapper a la porte de la yourte, on ne frappe pas avant d'ouvrir notre tente. Mais au dela de la surprise initiale, on se rend vitre compte que les Mongols assouvissentsimplement et sans ambage une curiosite assez legitime (quelle drole de yourte toute petite) et s'en vont systematiquement rapidement sans etre collant!


















Au puits de Dzamaar

A la fin de l'unique journee pas trop fatiguante (peu de vent et de montee), il nous est reste suffisament d'energie pour aller au devant des rencontres. Et on n'a pas ete decu par ce couple d'eleveurs (aussi curieux que nous l'etions) avec qui ont a paasse une partie de la soiree et la matinee suivante. Les lecons de Tungaa, la prof perso de Anne, se sont revelees indispensables: on a papotte autour d'un the mongol (eau, lait et un zest de the) de vaches, moutons et loups!

Lundi 26 (on pense aux demenageurs et demenageuses), on arrive a Bulgan, dans les montagnes verdoyantes et les sommets enneiges apres 24 difficiles km. A partir de mardi, nos premiers jours sans velo seront pour un aller retour express a Ulan Baator (UB) pour recuperer nos visas russes.

vendredi 16 mai 2008

oulan baator, ou l'on s'y met pour de bon

bon, la c'est du serieux. Apres la repos et la visite du plus grand monastere du coin, demain on part pour de vrai avec nos velos... plus de solution de secours ferroviaire cette fois. Direction: plein ouest...
Mais on est pare... Anne parle parfaitement le mongol, je connais parfaitement les cartes du pays, et on maitrise a fond le GPS...
Anne et sa prof de Mongol... Echange entre apprentie mongol et apprentie francaise

... Rien ne peut nous arriver!

Logiquement, on met 15 jours pour atteindre Tsetserleg, d'ou on reprendra un bus pour un AR en vitesse a UB pour recuperer nos visas russes... Donc faut pas s'attendre a avoir des nouvelles de nous.

D'ici la, un peu de lecture sur l'etat de la Mongolie par un gars d'ACF, dont Anne a visite les quartiers generaux a UB.

Pendant ce temps, j'attendais devant la porte, et me preparais a accueillir un hote dans qq mois