jeudi 6 novembre 2008

a voile et a essence

Voila le genre d'endroit qu'on est venu chercher en Iran (ici a Shiraz)

L'avantage de voyager a velo et a long terme, c'est de pouvoir eviter les periodes de vacances et l'affluence. Resultat, on arrive a Mashhad le jour de l'anniversaire de la mort du 6eme imam chiite (l'Iran est un ilot chiite dans un monde musulman majoritairement sunnite), jour ferie dans tout le pays. Les hotels sont bondes de pelerins (Mashhad abrite le mausole de l'Imam Rezza et attire des millions de pelerins chaque annee). Difficile de trouver une chambre pour 2 touristes a velo.
Deux poignees pour deux sons et deux sexes: pas d'erreur quand on ouvre la porte
Tchador obligatoire pour Anne pour visiter l'immense complexe qui entoure le mausole, c'est l'occasion de se rendre compte de la difficulte a porter cet habit (au dela de toute consideration religieuse): ca tombe, on y marche dessus, ca emporte le foulard, et au final, il faut bien 2 bras libres pour faire tenir tout ca!.
Moyennant un peu de patience (et la bonne volonte de Mohammed qui a bien passe 3 H avec nous), on arrive a decrocher 2 billets de train pour Bandar-e-Abbas (en wagon familial, sinon on voyageait separes), et la possibilite de prendre les velos.

Bandar et ses sacs de riz...

Pourquoi autant de temps: les trains sont bondes, les iraniens vont chercher la chaleur sur la cote du golfe persique. Et au niveau chaleur, on a ete servi. Des notre sortie de 24H de desert (climatisees), on se retrouve avec 40 degre bien moites qui augurent mal des jours de venir. Comme tout port (enfin, l'image qu'on s'en fait), Bandar brasse beaucoup: multitudes d'echoppes, foule et foulards, avec en plus des masques pour certaines, bazar agite... Vite, qu'on en parte.

Bandar, son port, sa plage .... et ses jus de fruits (quelles tetes, mon Dieu!!)

On visite quand meme l'ile d'Ormuz, niche au coeur du detroit eponyme (30 min de hord bord a deconseille en fin de journee: quelques petites vaguellettes) et ou, sous la chaleur ecrasante de midi, on viiste en ancien fort portugais. La, les femmes portent, sous un tchador souvent colore, une robe (ou jupe), et un pantalon bien serre aux mollets. Par cette chaleur, ca doit etre terrible!
Depart le lendemain, non sans avoir deguste une fois de plus nos jus preferes (melon et carottes) avec bonheur. Ca faisiat 6 mois qu'on attendait ca. 40 km d'autoroute, et un bivouac avorte a la tombee de la nuit: on ne comprend rien au Farsi mais une chose est sure, on ne peut rester ici, aux abords de la route. On finit de nuit aux abords d'un terrain de foot (joli terrain de camping?), heberge par une equipe d'ouvriers des chantiers navals aux petits soins pour nous. Seul inconvenient: tenue correcte exigee pour Anne... Heureusement qu'il y a la clim (meme si c'est pas tres ecolo).

Un afghan, deux persans et un tout-blanc

Desertique et pourtant, les tomates y sont plantees

Ensuite, ce n'est que chaleur et desert (a 15H, sur les velos, on attend 41 degres). Et 2 jours de pedalage plus tard, on accelere le mouvement a la recherche de la fraicheur des montagnes: d'abord Abdul nous propose d'enfourner nos velos dans son pick up pour aller plus loin. Il nous depose, velos et bloc de glace compris a Lar, d'ou on attrape un bus pour Shiraz. A defautde pouvoir rouler a la fraiche le soir (il fait nuit a 17h30), on espere rouler a la fraiche a 1500m d'altitude...

dans ce desert brulant, un cadeau approprie quoique surprenant: un bloc de glace!

Lar, tout le monde descend: merci Abdul!

Shiraz, ou on espere bien lecher pas simplement les vitrines...

mardi 4 novembre 2008

Sur l'Iran (pour les anglophones)

J'aime toujours autant Crisis Group, alors pour vous donner une petite idee du pays ou on est, je vous invite a aller sur leur site:
 
 
 
Iran's proud history, vast energy reserves, and key geopolitical position — bordering Afghanistan and Iraq, abutting the Caspian Sea and stretching down into the Persian Gulf — combine to make it a formidable force in the Middle East. Emerging from the deep freeze of the 1980s, Iran's relations with the international community were much improved in the 1990s, with reform-minded President Khatami's 1997 election and 2002 re-election raising hopes of a fundamental change in domestic Iranian politics. These hopes remain, as yet, unfulfilled. In 2004, the role of the clerical Guardian Council in rejecting reformist candidacies for parliamentary elections led to a conservative victory in the face of reformist protests. In June 2005 hardline Tehran mayor Mahmoud Ahmadi-Nejad, running on a platform of economic populism, was elected president, and shortly thereafter, in August 2005, nuclear negotiations between Iran and the EU3 collapsed. Ahmadi-Nejad's belligerent anti-Israel remarks and confrontational tone have further undermined international suspicions that Iran's nuclear intentions are not entirely peaceful. In January 2006, Iran resumed nuclear research and development — including enrichment. As the U.S., EU, Russia and China debate this issue at the UN Security Council, Iran must weigh the value of nuclear independence against global isolation.
 

 

 

Ils ont casse notre barraque...

puisqu'on n'a plus acces a notre petite maison virtuelle car blogger n'est pas accessible d'ici (pas islamique?), ca passe par le courrier pour vous dire qu'on est a Shiraz, et qu'un de ces jours ont va aller a Persepolis...
Ca baigne et on va boire un Pepsi pour feter la victoire de Barack (pas d'alcool forcement, mais l'humour chez cet ennemi des US, c'est que presque tous les magasins proposent soit du Pepsi, soit du Coca, marques US...). Ah ces ayatollah, jamais a court d'humour!
 

 

 

Hotel Shabi Shabnam....

Il fallait la prendre cette photo, meme si on etait un peu a la bourre...

dimanche 2 novembre 2008

iran again

Premiers pas dans ce pays qu'on etait bien content de quitter il y a 5 ans... Premieres photos et premieres infos: arrives a Mashhad, on a pris le train pour Bandar-e-Abbas, et maintenant on remonte en velo (depuis le 29.10) vers Shiraz.. Ca prendra... le temps que ca prendra...
Premier repas, et pas premier coca!
Voilee et encombree, sacree meme!
A Bandar, ca brasse comme un port (Bandar veut dire port en Persan), et le marche s'en ressent... Sur l'ile d'Ormuz, les colons portugais ont laisse la place aux supporter de la Juve!
La ville d'Ormuz croule sous la chaleur...